Atelier poésie (suite)

QUIZ_Apollinaire_8187

 

 

 

 

 

Les élèves poursuivent  (voir  ici) leurs créations à partir de trois poèmes d’Apollinaire.

 

 

La Tzigane:

 

                                                      La tzigane savait d’avance                                                                     téléchargement (2)

Nos deux vies barrées par les nuits

Nous lui dîmes adieu et puis

De ce puits sortit l’Espérance

L’amour lourd comme un ours privé

Dansa debout quand nous voulûmes

                                           Et l’oiseau bleu perdit ses plumes

                                       Et les mendiants leurs Ave

                                    On sait très bien que l’on se damne

                                       Mais l’espoir d’aimer en chemin

                                       Nous fait penser main dans la main

                                      A ce qu’a prédit la tzigane.

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Les élèves:

 

Nos deux vies barrées par les nuits

sont si tristes qu’elles le nient

Sobres sont leurs pensées

telle une marée étrange dès l’arrivée.

Le brouillard

dans le noir

éteint le feu

de tes beaux yeux.

Fanette, 6ème.

 

 

Nos deux vies barrées par les nuits

Un soir d’été

paraît doré.

Sur le fleuve

s’éloigne lentement

une belle saison.

Des morsures de froid, déjà

se glissent dans nos doigts.

C’est bien lentement

que les feuilles tombent.

L’oiseau de feu a perdu sa voix.

La guerre des saisons n’est pas terminée.

Clara F, 5ème.

 

 

 

Nos deux vies barrées par les nuits noires

Sont maintenant ouvertes sur l’heure du jour

Et pleurent des torrents d’amour.

L’homme de ma vie est parti.

Il est enterré dans ma mémoire

Sous un rideau de pluie.

Suzanne, 6ème

 

 

 

Ce que je pense mais que vous ne pouvez voir

L’effet des paroles qui me remplissent d’espoir

Et cette frontière

Limite de mes sentiments

Et tous ces doutes dans le soir qui descend.

Alors que la raison me pousse à l’abandon

Mon cœur vibre et chantant de la plus puissante ardeur

Je vis de cette situation.

Toutefois de ce mur qui m’en bloque l’accès,

Je pleure

Et les larmes abondantes ne sont que les lames

Qui déchirent notre lien comme le pire des drames.

Il les plante inconsciemment

Puis me soigne pour enfin accentuer le saignement.

Est-ce ma raison qui ne peut penser à mal

Ou mon cœur qui de cet amour refuse l’issue fatale?

Nos deux vies barrées par les nuits

Son cœur qui sans cesse me fuit

Je pleure

Parce qu’on m’a fait découvrir le bonheur.

 

Kimi, 3ème.

 

 

 

Nos deux vies étaient barrées par les nuits

Tel était écrit

Plongé dans le noir

Raccroché à ce peu d’espoir.

La tzigane avait dit

Qu’il en serait ainsi.

Que cela serait bientôt fini.

Alors ils attendent

Donnant le change

Mais c’est le destin

Il n’est jamais très loin.

 

 

Héloïse, 3ème.

 

 

Nos deux vies barrées par la nuit

Se sont éloignées avec le vent

Le plus effroyable châtiment

Une maladie sans remède

Nous plonge dans l’éternité des heures

et leur mensonge erroné.

Les marches du temps dans les mains

Nous n’imaginons plus le sommeil.

On nous berce dans le trouble.

Et on ne sait plus pourquoi on est là.

 

 

Domitille, 3ème.

 

 

Je suis la lune tu es le soleil

Tu es la neige infinie et je suis la pluie.

Nos deux vies barrées par les nuits,

Je t’attends près du sapin sur la colline.

J’ai jeté l’ennui dans le ravin.

Alice, 6ème.

 

 

 

Les portes fermées sur cette pièce sombre

Des yeux phares éclairant la pénombre

Ta main sur la mienne

Déjoue toutes les ombres

Et éloigne mes peurs anciennes.

Nos deux vies barrées par les nuits

Pour dire tristement

Qu’à nos paumes le temps fuit.

Clémence, 3ème.

 

 

 

Entre le jour et la nuit

La lumière est infinie.

Encore une sombre nuit d’hiver

qui remet à plus tard le printemps

Et nous fait souffrir sans bruit.

Nos deux vies barrées par les nuits

Se rejoignent dans un pull-over

Trop grand.

Jade, 6ème.

 

 

Clair de Lune.

Lune mellifluente aux lèvres des déments
Les vergers et les bourgs cette nuit sont gourmands
Les astres assez bien figurent les abeilles
De ce miel lumineux qui dégoutte des treilles
Car voici que tout doux et leur tombant du ciel
Chaque rayon de lune est un rayon de miel
Or caché je conçois la très douce aventure
J’ai peur du dard de feu de cette abeille Arcture
Qui posa dans mes mains des rayons décevants
Et prit son miel lunaire à la rose des vents.

 

téléchargement (4)

Les élèves:

 

 

Sous la lune, la promenade ensorcelée

Suivie par le soleil, si près

Marchant sur ses pas.

Peu importe, même le trépas

Qui posa dans mes mains des rayons décevants.

Lorsque je le vis apparaître, titubant,

II n’était plus que l’ombre de lui-même.

La joie de vivre envolée sur son visage blême

Et la tristesse lui prenait sa place.

Encore une fois, mon être loin de lui s’efface.

Kimi, 3ème.

 

 

 

Le soleil est triste aujourd’hui.

On dirait qu’il n’a pas de vie

Et celui qui posa dans mes mains des rayons décevants

C’était lui.

Car l’orage régnait irascible

Et le soleil baignait

Dans une lumière invisible.

Fanette, 6ème

 

 

 

Chaque rayon de lune

Est un rayon de miel

Qui me réveille

Qui m’émerveille

Mais toi, mon image de brume

Qui posa dans mes mains

Des rayons décevants

Sache que rien, pas même le vent

N’éteint durablement le soleil.

Suzanne, 6ème.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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