Parus, pas lus. L ‘illusoire surchauffe des maisons d’édition.

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En cette saison de Goncourt, Médicis ou Fémina, le marché du livre est en surchauffe mais…ce n’est pas une raison pour s’en réjouir: trop de publications, des librairies embouteillées qui retournent les invendus de plus en plus vite et au final une baisse d’un tiers du nombre moyen d’exemplaires vendus par livre et par auteur, voilà les conclusions du rapport d’Olivier Donnat, sociologue, au ministère de la culture . De plus en plus de titres se vendent à moins de cent exemplaires, une tendance engendrée notamment par la multiplication des petits éditeurs, la « microédition » encourageant la production à compte d’auteur et en version numérique. Au sommet de la pyramide, seuls une poignée d’écrivains avoisinent les cent mille exemplaires vendus. Au milieu, des titres qui passent inaperçus et des auteurs dont les revenus baissent. Ce rapport annonce pourtant une bonne nouvelle: le livre imprimé résiste à la numérisation.

A partir d’un article de Gilles Heuré, Telerama.

11 réflexions au sujet de « Parus, pas lus. L ‘illusoire surchauffe des maisons d’édition. »

  1. Effectivement le livre papier demeure et c’est une excellente chose mais le problème réside dans l’édition au vu de ce rapport… Les petites maisons oui, pour ne pas perdre l’éthique et les valeurs, mais niveau marketing et part de marché cela reste difficile. Beaucoup trop de publication ça c’est sur, pour une poignée d’artistes connus et qui émergent.

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  2. Personnellement, j’encourage les toutes petites publications. Il y a des éditeurs qui éditent à l’unité. C’est une fraction plus cher mais cela permet de publier, d’avoir un livre en main. Un livre, c’est comme une sculpture, une oeuvre d’art. Sauf que le sculpteur ou la sculptrice amateur voit sa sculpture finie tandis que l’auteur ou auteure amateur ne voyait pas son livre achevé. Bien sûr, il ou elle en vendra huit exemplaires et en donnera cinq autres en cadeau. Le plaisir y est néanmoins profond. Alors, publiez ! Quant à en vivre …

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      1. J’ai tout récemment fait imprimer un livre de 160 pages, couleurs, format A4, qualité excellente, couverture souple, dos carré collé pelliculé, à 2500 exemplaires : 2,80 € par livre. Alors qui s’en met plein les poches ?
        Merci, Barbara, et un doux bout de semaine à toi également.

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  3. Le texte écrit, c’est un peu comme l’eau, une denrée indispensable, qui devrait être disponible pour tous, sans devenir un objet de commerce ou de profit, que l’on devrait pouvoir consommer librement de toutes les manières possibles, sur les murs, sur les supports numériques, à la télé, dans les musées, lus de vive voix ou sur supports audio, et même dans des livres en papier. Et que le lecteur écrive, et que ses mots soient disponibles pour tous.
    La seule vraie richesse de celui qui écrit, c’est d’être lu. Par un seul, ou par un million, qu’importe. La vraie richesse de celui qui lit, c’est la diversité de ses lectures. Foin des prix, des modes, des petits mondes nombrilistes, lançons les textes à la dérive, bouteilles à la mer, et laissons-leur trouver leurs lecteurs, quels qu’ils soient, où qu’ils soient.

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  4. le livre imprimé résiste à la numérisation… Je ne suis pas surpris, quel plaisir de tourner les pages, de sentir l’objet livre.. rien ne vaut le « vrai » livre à mon sens. Par contre, c’est vrai qu’il y a trop de parutions. Heureusement qu’il y a les blogs pour écrémer tout cela. Excellente soirée Barbara 🙂

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